Comment choisissez-vous la taille du bigoudi pour mes yeux ?
En regardant deux choses : la longueur de vos cils et la hauteur de votre paupière mobile. Un cil long posé sur un petit bigoudi part vers l'arrière et vient toucher la paupière, un cil court posé sur un grand bigoudi bouge à peine. La praticienne évalue donc à l'oeil, teste le support à sec sur la paupière fermée puis vous fait ouvrir les yeux pour vérifier qu'il ne gêne pas. Le choix dépend aussi de l'effet demandé : plus le bigoudi est petit et bombé, plus la courbure est marquée.
Les bigoudis existent en plusieurs formats, du plus petit et très bombé au plus large et plus plat. Ce ne sont pas des niveaux de qualité mais des formes différentes, adaptées chacune à une morphologie. Le vocabulaire varie d'une marque à l'autre, ce qui explique qu'une cliente puisse entendre une lettre chez une praticienne et un chiffre chez une autre pour un résultat comparable. Ce qui compte n'est pas la référence mais la logique : le format doit être proportionnel à la longueur du cil et à l'espace disponible sur la paupière. La règle de base est simple à comprendre. Le cil doit pouvoir se coucher sur le support sans que sa pointe dépasse au delà du bord supérieur. Si la pointe dépasse, elle ne subit pas la courbure et vous obtenez un cil relevé à la base mais qui repart droit au bout. Si au contraire le cil est bien plus court que la surface disponible, il n'est pas assez tendu et le rendu manque de netteté.
La paupière compte autant que le cil. Une paupière tombante, ou peu de hauteur entre le ras du cil et le pli, change tout : un grand format ne trouve pas sa place, se décolle en cours de pose ou appuie sur le globe. Sur ce type de regard, un petit format donne souvent un meilleur rendu, car il relève le cil très tôt à la racine et dégage l'oeil au lieu de projeter le cil vers l'avant, où il reste caché sous la paupière.
L'effet recherché entre ensuite en jeu. Un petit format crée une courbure franche, très ouverte, qui se voit tout de suite en photo. Un format plus large donne un cil allongé, discret, qui suit une ligne douce. Il n'y a pas de bon ou de mauvais choix dans l'absolu : il y a ce que vous voulez voir dans le miroir tous les matins. C'est le sujet à aborder franchement pendant le diagnostic, y compris en montrant une photo si vous en avez une.
Les deux yeux ne reçoivent pas systématiquement le même format. Il est fréquent d'avoir un oeil dont les cils sont un peu plus longs, ou une paupière légèrement plus basse d'un côté. Utiliser deux tailles différentes est un ajustement courant, pas une bizarrerie, et c'est souvent ce qui permet d'obtenir un regard équilibré alors que la morphologie ne l'est pas totalement.
Le choix se rediscute à chaque rendez vous. Vos cils ne sont pas figés, vos envies non plus, et le retour que vous faites après la première fois est la meilleure information possible. Beaucoup d'ajustements consistent simplement à passer au format voisin parce que vous avez trouvé le rendu un peu trop sage ou un peu trop marqué. Notez ce que vous avez ressenti dans les jours qui ont suivi, cela vaut mieux que d'essayer de s'en souvenir un mois et demi plus tard.
Une erreur revient très régulièrement : arriver en demandant un format précis, une lettre ou un chiffre repérés dans une vidéo. L'intention est excellente, l'information est malheureusement inutilisable. Les références ne se recoupent pas d'une marque à l'autre, et surtout le format qui a donné ce joli rendu en vidéo a été choisi pour la longueur de cils et la paupière de quelqu'un d'autre. Posé sur votre oeil, le même support peut produire exactement l'inverse de ce que vous aviez en tête. Ce qui se transmet utilement, ce n'est pas la référence technique mais l'intention : je veux que la pointe monte franchement, je veux surtout gagner en longueur apparente, je trouve que mes cils masquent mon oeil au lieu de l'ouvrir. Montrez la photo pour l'effet recherché, et laissez le choix du support à celle qui a vos cils sous les yeux. Cette conversation prend deux minutes et évite l'essentiel des déceptions.
Pour vérifier vous même si le format retenu était le bon, il existe un contrôle très simple à faire chez vous deux ou trois jours après la séance, une fois la courbure stabilisée. Placez vous de profil devant un miroir, ou demandez à quelqu'un une photo de profil. Regardez uniquement où pointe l'extrémité de vos cils. Si elle part vers le haut et légèrement vers l'avant, le format était adapté à votre longueur. Si elle repart vers l'arrière, en direction de la paupière ou du sourcil, le support était trop petit pour des cils aussi longs. Si la base se relève bien mais que la pointe reprend une ligne droite, c'est la situation inverse : le cil dépassait la surface disponible. Notez ce que vous observez et apportez cette observation au rendez vous suivant. C'est une information nettement plus exploitable qu'un ressenti général, et elle suffit souvent à ajuster d'un cran dans le bon sens.
Les questions qui viennent ensuite
- Comment mes cils tiennent-ils sur le bigoudi pendant la pose ?
- Le rehaussement, c'est la même chose qu'une permanente des cils ?
- Que met-on exactement sur mes cils pendant la séance ?
- Pourquoi dois-je garder les yeux fermés pendant toute la séance ?
- Le temps de pose change-t-il si mes cils sont fins ou épais ?
- Est-ce qu'on rehausse aussi les cils du bas ?
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L'institut est à Malakoff, 35 Rue de la Tour. Le rehaussement dure une heure et tient six à huit semaines, sans aucun faux cil.
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