J'ai les yeux très sensibles et qui larmoient facilement, puis-je quand même le faire ?
Souvent oui, mais cela se prépare et se dit avant la séance. Une sensibilité connue n'est pas une contre indication en soi : elle change la façon dont la séance est menée, avec un placement de protection particulièrement soigné, des pauses possibles et une vigilance accrue. En revanche, si vos yeux sont irrités, rouges, ou si la sensibilité est apparue récemment sans explication, il faut d'abord en connaître la cause. Un avis médical s'impose alors avant d'envisager une prestation esthétique sur cette zone.
Le mot sensible recouvre des situations très différentes, et c'est la première chose à préciser. Des yeux qui larmoient au vent et au froid, une gêne devant les écrans, une sécheresse oculaire connue, une allergie saisonnière, une réaction à certains cosmétiques : ces cas n'appellent pas la même conduite. Décrire précisément ce que vous ressentez et depuis quand vaut mieux qu'un simple j'ai les yeux fragiles. Pour une sensibilité banale et ancienne, la séance se déroule normalement dans la grande majorité des cas. Les points d'attention sont connus : positionnement du patch de protection sans contact avec la muqueuse, application des produits sur la tige du cil uniquement, pauses possibles entre les étapes, et une consigne claire de signaler immédiatement toute chaleur ou tout picotement inhabituel.
Le larmoiement pendant la pose n'est pas rare et se gère. Une larme qui coule est absorbée avec un mouchoir en tamponnant, sans essuyer ni frotter. Ce qui est problématique, ce n'est pas la larme elle même mais le geste réflexe de se frotter l'oeil, qui déplace tout ce qui a été mis en place. C'est un point à annoncer avant de commencer pour que vous n'ayez pas à y penser sur le moment.
La question des lentilles se pose avec plus d'acuité pour les yeux sensibles. Le retrait avant la séance est la règle pour tout le monde, mais il est particulièrement important ici, et il est judicieux de prévoir un temps de repos avant de les remettre en rentrant. Venir avec ses lunettes ce jour là est le réflexe le plus confortable.
L'option teinture mérite d'être discutée séparément. Chez une personne au terrain réactif, il est fréquent de préférer commencer par un rehaussement simple à 80 €, puis d'envisager la teinture au rendez vous suivant si tout s'est bien passé. C'est une progression prudente, elle ne coûte rien et elle évite d'introduire deux nouveautés en même temps.
Il y a une limite claire à ce que peut faire un institut. Une sécheresse oculaire diagnostiquée, un traitement en cours, une inflammation chronique des paupières, une gêne récente et inexpliquée : tout cela relève d'un ophtalmologiste. Une praticienne sérieuse préfère vous demander de consulter et reporter la séance plutôt que de travailler sur un oeil dont l'état n'est pas connu.
La préparation du jour même change beaucoup de choses pour un oeil réactif. Venez démaquillée, avec vos lunettes plutôt que vos lentilles, et évitez d'appliquer quoi que ce soit sur le contour de l'oeil dans les heures qui précèdent, y compris une crème riche : moins la zone a été sollicitée, plus la séance est confortable. Si vous utilisez habituellement des gouttes, dites le en arrivant et demandez s'il vaut mieux les mettre avant de vous installer. Convenez également d'un signal simple, une main levée par exemple, pour interrompre sans avoir à parler ni à ouvrir les yeux : savoir que vous pouvez arrêter à tout moment suffit souvent à ce que vous n'en ayez pas besoin. Prévoyez par ailleurs de ne pas enchaîner immédiatement sur une réunion ou une longue route, car les yeux peuvent rester un peu brouillés en sortant.
Ce qui se passe après mérite aussi d'être annoncé à l'avance. Il est courant que les yeux larmoient un peu à la réouverture, que la lumière paraisse vive quelques minutes ou que l'on ressente une légère gêne, sans que cela signifie quoi que ce soit d'anormal. Le réflexe à contenir reste le même : ne pas frotter, tamponner avec un mouchoir propre si nécessaire, et laisser passer. Pendant les 24 à 48 heures qui suivent, on évite l'eau, la vapeur et le mascara, ce qui limite de toute façon les occasions de solliciter la zone. Le repère est simple : une gêne qui s'estompe dans la journée entre dans l'ordre des choses, une rougeur, une douleur ou une irritation qui persiste ou s'accentue relève d'un avis médical et non d'un conseil d'institut. Consultez alors, et prévenez l'institut pour que l'information figure dans votre fiche.
Les questions qui viennent ensuite
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- Et pendant l'allaitement, le rehaussement de cils est-il possible ?
- J'ai eu une conjonctivite récemment, dois-je attendre avant de prendre rendez-vous ?
- Je suis un traitement pour les yeux, puis-je faire un rehaussement ?
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L'institut est à Malakoff, 35 Rue de la Tour. Le rehaussement dure une heure et tient six à huit semaines, sans aucun faux cil.
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