La saison joue-t-elle sur la tenue d'un rehaussement de cils ?
Pas sur la courbure elle même, mais sur l'aspect et sur les habitudes qui vont avec. En été, le sel, le chlore, le soleil et la transpiration assèchent la surface du cil et font pâlir la teinture plus vite. En hiver, l'air sec du chauffage et les écharpes remontées sur le visage jouent leur rôle. La forme, elle, reste mémorisée dans le cil quelle que soit la météo. Le rythme de renouvellement de vos cils, qui détermine les 6 à 8 semaines, ne dépend pas du calendrier de manière prévisible.
L'été concentre les facteurs d'assèchement. Baignades répétées, exposition solaire prolongée, transpiration, crème solaire qui migre vers les yeux, serviettes passées sur le visage plusieurs fois par jour : ce cumul rend les pointes plus sèches et la ligne moins brillante. Ce n'est pas la courbure qui souffre, c'est l'état de surface, et cela se compense par des gestes simples plutôt que par un renoncement. La teinture est la vraie victime de l'été. La couleur s'estompe progressivement dans tous les cas, et l'exposition solaire accélère nettement cet éclaircissement. Il n'est donc pas rare de constater en août que le contraste a faibli alors que les cils sont toujours parfaitement relevés. Une teinture des cils seule à 15 € règle la question sans repasser par un protocole complet.
L'hiver présente d'autres particularités. L'air chauffé assèche l'ensemble du visage, les yeux larmoient davantage au froid et au vent, et l'on porte des écharpes ou des cols remontés qui frottent la zone. Ajoutez à cela les buées de lunettes qui poussent à s'essuyer les yeux, et vous obtenez plus de manipulations qu'en été. Ce sont ces gestes, plus que le froid, qui comptent.
Il faut se garder d'affirmer que le renouvellement des cils suit un rythme saisonnier prévisible. Beaucoup de gens ont l'impression de perdre plus de cils à certaines périodes, mais ce ressenti dépend de trop de facteurs individuels pour en tirer une règle. Ce qui est certain, c'est que la tenue moyenne annoncée reste de 6 à 8 semaines, sans promesse de mieux à une saison ou à une autre.
Sur le plan pratique, la saison influence surtout le moment où l'on choisit de faire sa séance. Beaucoup de clientes calent un rehaussement avant les vacances d'été, parce que c'est le contexte où se passer de mascara change le plus la vie, et un autre avant les fêtes de fin d'année, pour les photos et les repas de famille. Ce sont deux moments logiques, pas des obligations.
Si vous constatez une différence importante de tenue entre deux séances réalisées au même endroit et avec le même protocole, examinez ce qui a changé dans vos habitudes plutôt que dans le calendrier. Une nouvelle routine de soins, une reprise de la natation, un changement de démaquillant ou une période de fatigue expliquent bien plus souvent l'écart que la saison elle même.
Les équipements de chaque saison comptent plus que la température elle même. Un masque de ski serré pendant une journée entière appuie sur la ligne de cils et les couche vers le bas, un masque de piscine mal réglé fait exactement la même chose, et un bonnet ou une capuche que l'on remonte sans arrêt frotte le contour de l'oeil. Ce sont des contraintes mécaniques, répétées, et elles se voient bien davantage sur la ligne qu'une semaine de grand froid. Rien de tout cela n'interdit quoi que ce soit : desserrer légèrement la sangle, éviter de replacer le masque en le faisant glisser sur les cils, le retirer en le décollant vers l'avant plutôt qu'en le remontant sur le visage, cela suffit largement. Une skieuse ou une nageuse régulière a tout intérêt à intégrer ces gestes plutôt qu'à renoncer à un rehaussement en hiver.
Le printemps pose une question à part, et elle n'a rien à voir avec la mise en forme. Chez les personnes sujettes aux allergies saisonnières, les yeux démangent, larmoient, et l'on se frotte beaucoup plus qu'à l'ordinaire, parfois sans s'en rendre compte. Ce frottement répété, sur plusieurs semaines, couche les cils et rend la ligne moins nette : la saison n'a pas usé votre rehaussement, votre main si. Si vous savez que cette période est difficile pour vous, il est souvent plus confortable de placer la séance en dehors du pic plutôt que de la subir. Et si vos yeux sont irrités, rouges ou gênés au point que la question se pose vraiment, c'est un sujet à voir avec un médecin avant de programmer une prestation esthétique sur cette zone, pas un sujet que l'on règle en adaptant un protocole de cabine.
Les questions qui viennent ensuite
- Faut-il brosser ses cils tous les jours après un rehaussement ?
- Quel démaquillant utiliser quand on a un rehaussement de cils ?
- L'huile démaquillante fait-elle vraiment tomber le rehaussement ?
- Puis-je continuer mon sérum à cils pendant que j'ai un rehaussement ?
- Changer de taie d'oreiller aide-t-il vraiment à garder ses cils relevés ?
- Le chlore et l'eau de mer abîment-ils un rehaussement de cils ?
Prendre rendez-vous
L'institut est à Malakoff, 35 Rue de la Tour. Le rehaussement dure une heure et tient six à huit semaines, sans aucun faux cil.
À lire aussi
Dossiers
Questions
Comparer
L'institut, près de chez vous