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No Faux Cils Club, rehaussement de cils à Malakoff

Comment mes cils tiennent-ils sur le bigoudi pendant la pose ?

Ils sont maintenus par un gel de fixation temporaire, jamais par une colle définitive. La praticienne place d'abord un bigoudi en silicone souple sur la paupière, juste au dessus de la ligne des cils, puis dépose chaque cil dessus avec un outil fin et une pointe de gel. Ce gel prend en quelques secondes et garde le cil en position le temps de la pose. Il se retire à l'eau tiède en fin de séance. Quand vous repartez, il ne reste rien de collé sur vos cils : seule la courbure obtenue reste.

Le bigoudi est la pièce maîtresse du geste. C'est une bande de silicone bombée, choisie dans une taille précise, que l'on fixe sur la paupière mobile avec un adhésif cosmétique doux. Sa courbure sert de moule : le cil prend la forme du support sur lequel il est posé. Un bigoudi trop plat donne un résultat mou, un bigoudi trop rond donne un cil cassé à la base. C'est pour cette raison que la sélection du bigoudi arrive avant tout produit, pendant le diagnostic, et qu'elle se fait les yeux ouverts puis fermés. Le gel de fixation n'a rien à voir avec la colle des extensions. Il ne polymérise pas de façon durable, il n'enrobe pas le cil et il n'ajoute aucun poids une fois sec. Son rôle est purement mécanique et temporaire : plaquer le cil contre le silicone pour que le produit agisse sur un cil bien tendu, sans vague ni croisement. En fin de séance, il se dissout à l'eau tiède, et il n'existe aucune dépose au solvant comme pour un retrait d'extensions.

Le placement de chaque cil se fait un par un, ou par très petits groupes, à l'aide d'un outil à bout arrondi ou d'une pince fine. C'est la partie la plus longue et la plus minutieuse de la séance. Un cil laissé de travers, croisé sur son voisin ou plaqué en accordéon se verra pendant plusieurs semaines : impossible de rattraper cela au maquillage. La lenteur de cette étape n'est donc pas de la lenteur, c'est le travail lui même.

Les cils très courts de la rangée inférieure, ceux que l'on appelle parfois les cils bébés, demandent une attention particulière. Ils sont fins, ils accrochent mal et ils ont tendance à rester en dessous. Une praticienne expérimentée va les récupérer un par un et les remonter sur le support, sinon le résultat donne une double ligne : des cils relevés au dessus, des cils droits en dessous, visible surtout de profil.

Pendant toute cette phase, vos yeux restent fermés et immobiles. Ce n'est pas une contrainte de confort, c'est une nécessité technique : le moindre battement de paupière décale les cils déjà placés. La plupart des clientes s'endorment, ce qui est le meilleur signe possible. Si vous sentez un picotement, une gêne ou une envie de bouger, il faut le dire tout de suite plutôt que de serrer les paupières, car une paupière crispée déforme la position du support.

Rien de ce qui est posé pendant la séance ne reste chez vous. Bigoudi, adhésif, gel et patchs sont retirés avant que vous quittiez la cabine. C'est une différence de fond avec les extensions, où le matériau posé fait partie du résultat et vous suit jusqu'à la dépose. Ici, le seul résultat est la nouvelle forme de votre propre cil, et c'est aussi pour cela qu'il n'y a rien à entretenir mécaniquement au quotidien.

Côté sensation, beaucoup de personnes s'attendent à quelque chose de désagréable et sont surprises du contraire. Vous sentez surtout une petite pression fraîche sur la paupière au moment où le silicone se pose, puis plus rien de particulier pendant que les cils sont placés. Le repère à retenir tient en une phrase : vous ne devez jamais ressentir de traction sur les cils eux mêmes. Si quelque chose tire à la racine, si un angle du support pique, si la paupière semble étirée vers le haut ou vers l'extérieur, dites le tout de suite. Repositionner un support au début de la séance prend quelques secondes, alors que découvrir la gêne une fois les produits appliqués oblige à interrompre le protocole. Beaucoup de clientes se taisent par politesse pendant une heure entière, puis mentionnent l'inconfort au moment de payer : c'est le pire moment possible, parce que plus rien n'est modifiable. Parler pendant la pose ne dérange personne, cela fait partie du travail.

La question qui revient le plus souvent, en cabine comme par message, tient en quelques mots : est ce que cela va arracher mes cils ? La mécanique du geste y répond d'elle même. Rien n'est collé de façon durable sur le cil, le gel se dissout à l'eau tiède, et la fin de séance ne demande ni solvant, ni pince, ni traction. Là où le retrait d'une pose d'extensions impose une dépose chimique et une manipulation cil par cil, ici la dernière étape ressemble simplement à un rinçage. Il arrive tout de même de voir un ou deux cils sur la serviette, et cela n'a rien d'inquiétant : nos cils tombent et se renouvellent en permanence, sans que nous le remarquions le reste du temps. Ce qui doit vous alerter, ce n'est pas un cil isolé retrouvé après la séance, mais une sensation de tiraillement pendant la pose, et cela se signale sur le moment, jamais après.

Les questions qui viennent ensuite

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L'institut est à Malakoff, 35 Rue de la Tour. Le rehaussement dure une heure et tient six à huit semaines, sans aucun faux cil.

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