Aller au contenu
No Faux Cils Club, rehaussement de cils à Malakoff

Comment fixer ses prix quand on débute en rehaussement de cils ?

Un montant se construit par addition, pas par intuition. Additionnez le coût des consommables engagés sur une prestation, le temps de cabine et le temps invisible qui l'entoure, la part des charges fixes du mois qui lui revient, puis la rémunération que vous voulez en tirer. Le résultat donne un plancher. La grille se construit au dessus, avec des écarts lisibles.

Un prix est le résultat d'une addition

Posez le calcul avant de poser la question. Fixer un tarif n'est pas un exercice d'affirmation personnelle, c'est une opération arithmétique dont vous connaissez déjà la plupart des termes. Une prestation consomme des produits, occupe un créneau, s'appuie sur un local et sur du matériel, et doit dégager de quoi vous rémunérer. Tant que ces quatre éléments ne sont pas posés sur une feuille, tout montant reste une impression. Beaucoup de praticiennes qui démarrent hésitent parce qu'elles cherchent la réponse dans leur légitimité, alors qu'elle se trouve dans leurs relevés d'achat, leur agenda et leurs factures de charges.

L'addition repose sur quatre briques que l'on empile dans l'ordre. La première est le coût des consommables réellement engagés sur une prestation. La deuxième est le temps, celui passé en cabine avec la personne installée et celui qui l'entoure sans jamais apparaître sur une facture. La troisième est la part des charges fixes du mois qui revient à cette prestation: local, assurance, logiciel, cotisations, amortissement du matériel. La quatrième est la rémunération que vous voulez tirer de votre travail, décidée à l'avance et non constatée à la fin du mois. Chaque brique se calcule séparément.

Le total obtenu n'est pas votre tarif, c'est votre plancher: le montant en dessous duquel une prestation vous appauvrit. Le tarif se décide au dessus, selon ce que vous apportez et selon l'endroit où vous exercez. Une erreur revient souvent chez celles qui commencent, celle de comparer des prestations à leur montant affiché plutôt qu'à ce qu'elles rapportent par heure de cabine occupée. Une prestation plus chère qui immobilise beaucoup plus longtemps le fauteuil peut rapporter moins qu'une prestation courte enchaînée proprement. Le bon indicateur de comparaison est le revenu par heure, jamais le montant de la séance.

Ce qui part réellement sur une prestation

Commencez par un inventaire matériel, sans rien estimer de tête. Sur une séance de rehaussement partent les silicones, la solution de placement, les produits du protocole, le soin de finition, parfois la teinture, mais aussi tous les consommables d'hygiène et de confort: patchs, cotons, cellulose, coton tiges, gants, protection de table, désinfectant, essuie mains, brossettes jetables. Notez tout pendant quelques semaines de travail réel, y compris ce que vous ouvrez et jetez. C'est fastidieux une fois, cela ne se refait qu'à chaque changement de fournisseur ou de protocole, et cela remplace définitivement les approximations.

Le coût unitaire se déduit ensuite par division. Pour chaque référence, vous connaissez son prix d'achat et vous pouvez estimer le nombre de prestations qu'un flacon, une boîte ou un rouleau permet de couvrir. Le rapport entre les deux donne un coût par séance, que vous additionnez ligne à ligne, sans en écarter aucune. La méthode vaut quels que soient vos fournisseurs et votre protocole, et c'est précisément pour cela qu'elle se transmet: personne ne peut vous donner votre coût de revient, tout le monde peut vous donner la façon de l'établir.

Trois postes sont régulièrement oubliés dans cet inventaire. Les pertes d'abord: un produit qui s'évente, une préparation entamée et non utilisée, un lot ouvert juste avant une période creuse. Les produits partagés ensuite, ceux qui servent au ménage, à la désinfection du poste ou à l'accueil, et qui n'appartiennent à aucune prestation en particulier mais qui coûtent tout de même. Les reprises enfin: une retouche que vous choisirez parfois d'offrir consomme exactement les mêmes produits qu'une prestation vendue. Si ces trois postes n'entrent pas dans le calcul, ils sortent de votre rémunération sans que vous les voyiez passer.

Le temps de cabine et le temps invisible

Le temps de cabine se mesure facilement: un rehaussement simple occupe en général 1h, la version avec teinture plutôt 1h30. Encore faut-il compter le créneau entier et non le seul geste technique. L'accueil, le questionnaire, le diagnostic des cils, l'installation, le démaquillage préalable, le temps de reprise en fin de séance et le passage aux conseils de sortie font partie du créneau que la personne occupe. Si votre agenda affiche une durée plus courte que la réalité, vous accumulerez du retard, vous rognerez sur la préparation, et vous facturerez un temps que vous ne travaillez pas dans ces conditions.

Vient ensuite le temps invisible, celui qui ne figure sur aucun rendez vous. Il comprend la remise en état du poste entre deux personnes, la désinfection et le rangement du matériel, la préparation des produits, le réassort et les commandes, la réponse aux messages, la gestion des rendez vous, la comptabilité, les déclarations et la formation continue. Ce temps existe, il occupe vos journées, et rien ne le finance en dehors des prestations vendues. Le mesurer sur une semaine ordinaire suffit à comprendre pourquoi un montant calculé sur le seul geste technique ne tient pas.

La conséquence pratique est simple. Pour chaque ligne de votre grille, retenez la durée d'occupation réelle du fauteuil, battement de remise en état inclus, et rapportez le montant à cette durée. Vous découvrirez parfois qu'une prestation dont vous étiez fière rapporte moins par heure qu'une autre, plus modeste, mais rapide et régulière. Vous pourrez alors décider en connaissance de cause: raccourcir un protocole n'a rien de souhaitable, mais rehausser le montant d'une prestation longue, ou espacer sa présence dans l'agenda, sont des décisions défendables. Sans ce rapport au temps, vous naviguez au montant affiché.

Une durée d'agenda mal calibrée coûte deux fois: elle fausse le calcul et elle produit du retard, qui dégrade l'accueil suivant sans rien rapporter de plus.

Les charges du mois et ce que vous voulez vous verser

Les charges fixes ne dépendent pas du nombre de prestations réalisées: elles tombent que l'agenda soit plein ou vide. Elles se recensent une fois, en reprenant les relevés bancaires du mois plutôt que la mémoire. Certaines sont mensuelles, d'autres annuelles ou trimestrielles, et il faut alors les ramener au mois avant de les additionner. Cette liste sert de socle à toute la construction: elle indique le montant que votre activité doit couvrir avant même de vous verser quoi que ce soit. Beaucoup de grilles bancales viennent d'une liste de charges établie de mémoire et donc incomplète.

La répartition se fait ensuite sur le nombre de prestations que votre agenda peut réellement contenir, et c'est là que la prudence compte. Ne divisez pas par un agenda idéal, saturé du lundi au samedi. Retenez un volume mensuel que vous savez atteindre en tenant compte des jours de fermeture, des congés, des créneaux non vendus et des semaines creuses. Un plancher calculé sur un agenda optimiste s'effondre au premier mois ordinaire. Un plancher calculé sur un volume prudent laisse de la marge les bons mois, ce qui est exactement la situation que vous voulez.

Reste la ligne la plus souvent oubliée: votre rémunération. Elle n'est pas ce qui reste une fois tout payé, elle est un poste du calcul, au même titre que le loyer. Décidez le montant que vous voulez vous verser chaque mois, divisez le par le volume de prestations retenu, et ajoutez le résultat aux trois briques précédentes. Si vous ne procédez pas ainsi, vous découvrirez chaque mois que votre travail finance les charges et que votre revenu est une variable d'ajustement. C'est le mécanisme le plus courant derrière l'épuisement des premières années d'activité.

  • Loyer ou redevance du poste, charges locatives, électricité, eau et chauffage
  • Assurance de responsabilité civile professionnelle, assurance du local et du matériel
  • Logiciel de réservation, téléphone, connexion, frais bancaires et frais d'encaissement
  • Cotisations sociales, comptabilité, adhésions professionnelles et formation continue
  • Amortissement du matériel durable et renouvellement des équipements de cabine

Le prix d'appel bas et la marche à remonter

La tentation du lancement bas est compréhensible. On sort de formation, on manque de repères, on veut remplir un agenda vide, et baisser le montant paraît le levier le plus rapide. Il l'est effectivement: un tarif nettement inférieur à ce que pratique le voisinage remplit vite. Le problème n'est pas le remplissage, il est ce que ce remplissage installe. Vous travaillez alors sous votre plancher, donc chaque rendez vous supplémentaire creuse un peu plus l'écart, et l'activité paraît fonctionner alors qu'elle consomme votre trésorerie et votre énergie sans les reconstituer.

Ce que le tarif bas installe est plus durable encore que le déficit. Il fixe une référence dans l'esprit des personnes venues: ce montant devient, pour elles, le prix normal de la prestation chez vous. Il attire aussi une part de public dont le premier critère est le montant, et qui repartira mécaniquement dès qu'une offre moins chère apparaîtra ailleurs. Enfin il vous prive d'un argument: quand vous remonterez, vous n'aurez rien de nouveau à montrer, puisque la prestation était déjà celle-là. Remonter une marche que rien ne justifie visiblement est un exercice ingrat.

Il existe pourtant une façon propre de démarrer bas. Elle tient dans un mot: temporaire, et dans deux précisions: une date de fin et une raison. Un tarif de lancement annoncé comme tel, valable jusqu'à une date donnée ou pour un nombre annoncé de premières prises de rendez vous, se termine sans négociation parce que sa fin faisait partie de l'annonce. Écrivez cette échéance partout où le tarif apparaît, rappelez la lors de la prise de rendez vous, et tenez la date. Un tarif bas installé, lui, n'a jamais été annoncé comme provisoire, et c'est toute la différence.

Une grille lisible aide à choisir

Votre grille n'est pas un document comptable, c'est un outil de décision posé devant quelqu'un qui hésite. Une personne qui découvre le rehaussement ne connaît ni les protocoles ni le vocabulaire: elle lit trois ou quatre lignes et doit comprendre, seule, ce qui les distingue et ce que chaque écart lui apporte. Une grille lisible se construit donc à partir de cette lecture, avec des intitulés qui décrivent le contenu plutôt que la technique, et un nombre de lignes réduit. Ce qui n'est pas compris n'est pas choisi, et se transforme en question à laquelle vous répondrez cent fois.

La grille du client illustre bien ce principe d'escalier. Le rehaussement simple, soin kératine compris, est à 80 €. La version avec teinture des cils est à 90 €. La version qui ajoute à la teinture le Mascara Sérum Après Soin est à 120 €. Trois lignes, un contenu qui s'ajoute à chaque marche, un écart que la personne peut relier à quelque chose de concret. Elle n'a pas besoin de connaître le détail des produits pour arbitrer: elle voit ce qu'elle gagne en montant d'une marche, et elle décide. Une grille bien faite se passe de commentaire.

À l'inverse, plusieurs défauts rendent une grille illisible. Trop de lignes, d'abord, qui transforment un choix en comparaison fastidieuse. Des écarts arbitraires ensuite, qui ne correspondent à rien de perceptible et donnent l'impression d'un montant fixé au hasard. Des intitulés techniques enfin, qui supposent un vocabulaire que la lectrice n'a pas. Vérifiez votre grille en la faisant lire à quelqu'un d'extérieur au métier: s'il ne peut pas vous expliquer, sans aide, ce qui sépare deux lignes, l'écart est mal construit et il faudra soit le clarifier, soit supprimer une ligne.

Options et remises: ajouter plutôt que retrancher

Quand vous voulez faire un geste, enrichissez plutôt que de baisser. Une option ajoutée, un complément proposé, un soin de finition présenté comme un supplément assumé: ces mouvements montent le montant moyen d'une séance sans toucher à la référence installée dans les esprits. Une remise fait l'inverse: elle abaisse la référence, et la prestation suivante paraîtra chère à la même personne. Cette dissymétrie est constante. Le montant d'un geste commercial se compte pareil dans les deux cas, mais l'un laisse votre grille intacte tandis que l'autre l'érode discrètement, rendez vous après rendez vous.

Les dispositifs de fidélité, les remises et le parrainage méritent un calcul avant d'être annoncés. Une case offerte au bout d'une carte est une prestation entière à votre charge: consommables, créneau de cabine, temps invisible, tout y passe, sans contrepartie encaissée. Un parrainage qui accorde un avantage aux deux personnes engage deux fois ce coût. Une remise permanente accordée à une catégorie devient un tarif parallèle que vous appliquerez ensuite sans le décider. Aucun de ces dispositifs n'est mauvais en soi, mais chacun se chiffre exactement comme une charge, parce que c'en est une.

Cadrez donc chaque dispositif avant de le lancer. Écrivez sa durée, ses conditions, ce qu'il ouvre exactement, ce qu'il ne cumule pas. Décidez à l'avance combien de fois il peut jouer sur un même compte et jusqu'à quand il existe. Passez le au calcul du plancher: si la prestation offerte fait descendre l'ensemble sous votre plancher, le dispositif est trop généreux et il faut le retailler avant, pas après. Un dispositif écrit se refuse et se termine sans conflit, parce que ses limites étaient connues de tous dès le premier jour.

Une case offerte, une remise ou un parrainage ne sont pas des gestes gratuits: la prestation qu'ils déclenchent consomme les mêmes produits et le même créneau qu'une prestation vendue. Chiffrez ce coût avant de l'annoncer.

Se situer localement, afficher, augmenter au bon moment

Observer sa zone fait partie du travail: quels établissements proposent la prestation autour de vous, quelles durées ils annoncent, ce qu'ils incluent, quel niveau de service ils affichent. Cette observation renseigne sur le contexte dans lequel votre grille sera lue, jamais sur le montant à retenir. Recopier une voisine reste le raccourci le plus risqué du métier: son local, son statut, ses fournisseurs et le revenu qu'elle vise ne sont pas les vôtres. Disons le clairement, les fourchettes pratiquées varient trop d'une ville et d'un positionnement à l'autre pour être citées ici. Un écart assumé s'appuie sur des faits constatables, durée, produits nommés, diagnostic, suivi.

L'affichage n'est pas une option de communication, c'est une obligation d'information envers le consommateur et c'est aussi votre meilleur filtre. Les montants doivent être visibles avant la prestation, dans l'établissement comme sur vos pages en ligne, avec le contenu de chaque ligne et le supplément de chaque option. Une information donnée en amont supprime la conversation gênante du moment de payer. L'acompte et la politique d'annulation relèvent de la même logique: un créneau réservé et laissé vide ne se rattrape pas, le temps ne se stocke pas. Une règle écrite, communiquée avant la réservation, appliquée pareillement à tous, protège votre agenda sans agressivité.

Une grille se révise, enfin, et trois signaux indiquent le moment. Un agenda saturé plusieurs semaines d'affilée, qui signale une demande supérieure à votre capacité. Une montée réelle en technicité, quand vous traitez des cas que vous refusiez auparavant. Une hausse constatée de vos coûts, qui rogne le plancher calculé. Pour annoncer, prenez de l'avance: fixez une date d'entrée en vigueur, informez avant qu'elle arrive, honorez l'ancien montant pour les rendez vous déjà pris, et énoncez ce qui change en une phrase factuelle. Une révision de grille est un acte de gestion ordinaire, ni une excuse ni une négociation.

Cas concrets

Une grille recopiée sur celle d'une voisine

Une praticienne qui vient d'ouvrir relève les montants affichés par trois établissements de sa rue et aligne sa grille sur la moyenne obtenue. Son agenda tourne correctement, mais sa trésorerie ne se reconstitue jamais.

Le symptôme est classique: l'activité fonctionne et ne rapporte rien, ce qui signifie presque toujours que le montant se situe sous le plancher. Il faut refaire l'addition dans l'ordre, consommables, durée d'occupation réelle, charges du mois divisées par un volume prudent, rémunération visée. Ce que pratiquent les voisines n'est pas transposable, leurs charges et leur ancienneté diffèrent. Le relevé de la rue éclaire le contexte, il ne fixe rien.

Un tarif de lancement devenu le tarif normal

Une professionnelle a ouvert avec un montant volontairement bas, sans date de fin, pour se constituer un premier volume. Elle souhaite maintenant revenir à sa grille calculée et redoute la réaction du public venu depuis le début.

La difficulté vient de l'absence d'échéance annoncée: rien n'a jamais signalé le caractère provisoire de ce montant, qui est devenu la référence. La sortie passe par une date, pas par une négociation. Fixez une entrée en vigueur, prévenez avant qu'elle arrive, honorez les rendez vous déjà pris. Une partie du public partira, c'est prévisible, et cette part ne couvrait pas ses propres coûts.

Deux prestations au même montant pour des durées différentes

Une grille comporte deux lignes affichées au même montant, dont l'une immobilise nettement plus longtemps le fauteuil. La professionnelle constate que ses journées les mieux remplies ne sont pas les plus rentables.

Le raisonnement au montant de séance masque exactement ce phénomène. Reprenez chaque ligne, notez la durée d'occupation réelle du créneau, remise en état comprise, et rapportez le montant à cette durée: l'écart apparaît immédiatement. Trois décisions sont alors défendables, relever le montant de la prestation longue, revoir ce qu'elle inclut, ou limiter les créneaux qu'elle occupe. Raccourcir le protocole n'en fait pas partie.

Questions fréquentes

Comment annoncer une hausse à une personne qui vient depuis longtemps ?

Le préavis fait tout. Informez avant l'entrée en vigueur, laissez le temps d'encaisser l'information, honorez l'ancien montant pour les rendez vous déjà pris. Une phrase suffit pour dire ce qui change: coût des produits, durée revue, protocole enrichi. Une justification longue ouvre une négociation, et une excuse suggère que la hausse serait discutable. Le ton factuel passe mieux que le ton désolé.

Faut-il afficher ses montants en ligne ou attendre le premier contact ?

Affichez. L'information du consommateur sur les montants pratiqués est une obligation, et elle joue en votre faveur: on prend rendez vous en connaissance de cause, et les personnes que votre positionnement ne convainc pas n'occupent pas un créneau pour rien. Cela vous évite aussi de répondre indéfiniment à la même question par message. Indiquez ce que chaque ligne comprend, pas un montant nu.

Je débute, ai-je le droit de demander autant qu'une praticienne installée ?

La réponse honnête est nuancée. Vos coûts sont les mêmes, souvent supérieurs puisque vous travaillez plus lentement au début: votre plancher n'est pas plus bas. En revanche votre positionnement se construit encore. Un tarif de lancement daté et annoncé comme temporaire règle cette phase sans installer de référence basse. Ce que vous ne pouvez pas faire durablement, c'est travailler sous votre plancher.

Comment vérifier que mon montant couvre vraiment mes coûts ?

Refaites l'addition sur une prestation type, poste par poste, avec des documents et non de mémoire: relevés d'achat pour les consommables, agenda pour la durée d'occupation réelle, relevés bancaires pour les charges fixes. Divisez les charges par un volume mensuel prudent, ajoutez la rémunération visée, comparez au montant affiché. Recommencez à chaque changement de fournisseur, de local ou de protocole.

Une personne demande une réduction au moment de payer, que faire ?

Répondez par la règle, pas par l'humeur. Si aucun dispositif écrit ne s'applique, dites que la grille est la même pour tout le monde, et proposez ce que vous pouvez réellement offrir: une explication de ce qu'inclut la prestation, ou une autre ligne mieux ajustée. Une réduction accordée au comptoir crée un antécédent qui reviendra à chaque venue.

Faut-il demander un acompte à la réservation ?

C'est le moyen le plus simple de protéger un créneau qui ne se rattrape pas. Trois conditions le rendent acceptable: un montant proportionné à la prestation, une information donnée avant la réservation et non découverte après, une règle d'annulation écrite avec un délai clair. Une politique connue à l'avance se conteste rarement, une politique improvisée au cas par cas devient une source de conflit.

À lire ensuite

Questions courtes sur le sujet

À lire aussi

Réserver