Le résultat est-il le même en sortant de cabine et deux jours plus tard ?
Non, et c'est normal. En sortant, la courbure est à son maximum et vos paupières viennent de passer une heure fermées : le contraste est fort, l'oeil est encore un peu marqué, et l'impression est souvent plus spectaculaire que ce que vous verrez ensuite. Au bout de deux jours, la forme s'est stabilisée, la courbure s'assouplit très légèrement et le résultat prend sa place dans votre visage. C'est ce rendu là qui va vous accompagner les semaines suivantes, et c'est celui sur lequel il faut juger.
La sortie de cabine est un moment biaisé. Vous venez de découvrir vos cils d'un coup, dans un miroir tenu près du visage, avec un éclairage de travail et souvent sans le reste de votre maquillage habituel. Toutes ces conditions amplifient la perception. C'est pour cela que beaucoup de clientes ont une première réaction très marquée, dans un sens comme dans l'autre, qui ne correspond pas à ce qu'elles penseront le surlendemain. La forme, elle, continue de se poser pendant les 24 à 48 heures qui suivent. C'est exactement pour cette raison que l'on demande d'éviter l'eau, la vapeur et le mascara pendant cette fenêtre. À l'issue de ce délai, la courbure s'est très légèrement détendue et le cil a repris une position plus souple, qui paraît plus naturelle et qui bouge normalement quand vous clignez.
Le rendu change aussi parce que votre visage reprend son fonctionnement normal. Une paupière reposée, un maquillage habituel, un éclairage de tous les jours et un miroir à distance normale : c'est dans ces conditions que vous vivez avec vos cils. Le premier vrai test est le lendemain matin, quand vous vous préparez comme d'habitude et que vous constatez ce que vous n'avez plus besoin de faire.
Ce décalage explique pourquoi il vaut mieux ne pas prendre de décision à chaud. Une cliente qui trouve son rehaussement trop marqué en sortant demande parfois un ajustement immédiat qui n'était pas nécessaire. Attendre deux ou trois jours avant de conclure est la meilleure façon de savoir ce que vous voulez changer, ou de découvrir que vous ne voulez rien changer du tout.
En revanche, ce qui se voit dès la sortie et qui relève d'un défaut de pose ne s'améliore pas avec le temps. Des cils croisés, des paquets, une zone franchement plus basse que le reste, un cil retourné vers la paupière : ce sont des points à signaler tout de suite, avant de quitter l'institut, plutôt que d'attendre en espérant que cela se replace. La différence est simple : l'intensité évolue, le placement non.
Pour les événements, ce décalage a une conséquence pratique. Le repère habituel est de prévoir le rendez vous quelques jours avant la date importante, ce qui laisse à la forme le temps de se poser et vous donne le rendu le plus juste le jour J. Réserver la veille au soir est le meilleur moyen d'être photographiée au moment où le résultat est le moins représentatif.
Un détail amusant : votre entourage ne voit pas du tout la même chose que vous. Vous inspectez vos cils un par un à dix centimètres du miroir, les autres vous regardent parler à un mètre de distance. Les retours du premier jour tournent d'ailleurs souvent autour d'un tu as changé quelque chose, sans que la personne sache dire quoi, ce qui est plutôt bon signe pour un réglage réussi. Si vous cherchez un avis extérieur, demandez le au bout de deux ou trois jours plutôt que le soir même, et demandez le à quelqu'un qui vous voit tous les jours et connaît votre visage. Autre règle utile pour vous même : jugez toujours à distance de bras. Un miroir grossissant collé au visage isole chaque cil et donne une impression de déséquilibre que personne, dans la vie réelle, ne perçoit. Ce ne sont pas les conditions dans lesquelles vous vivez avec votre regard.
La sensation évolue elle aussi, et beaucoup de clientes la confondent avec le résultat. Le premier jour, on perçoit parfois ses propres cils dans le champ de vision, une ombre légère en haut de l'oeil quand on baisse le regard vers son téléphone, ou une impression de paupière qui tire un peu. Rien de tout cela n'annonce un problème : le phénomène ressemble à celui d'une nouvelle paire de lunettes, l'oeil intègre l'objet puis cesse de le remarquer. Au bout de deux ou trois jours, la plupart des gens ne sentent plus rien. Une exception mérite d'être distinguée : si vous sentez physiquement les pointes toucher la peau de la paupière quand vous ouvrez grand les yeux, ce n'est pas une question d'habitude, cela ne s'estompera pas et il faut le signaler. Un inconfort qui diminue jour après jour est normal, un contact franc qui reste identique ne l'est pas.
Les questions qui viennent ensuite
- Dois-je arriver démaquillée à mon rendez-vous de rehaussement ?
- J'utilise du mascara waterproof, faut-il l'arrêter avant ma séance ?
- J'utilise un sérum à cils tous les jours, dois-je le signaler avant ma séance ?
- Je dors sur le ventre, est-ce que cela va abîmer mon rehaussement ?
- Que se passe-t-il si je pleure ou si mes yeux larmoient juste après la séance ?
- Puis-je prendre une douche chaude le soir de ma séance ?
Prendre rendez-vous
L'institut est à Malakoff, 35 Rue de la Tour. Le rehaussement dure une heure et tient six à huit semaines, sans aucun faux cil.
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